À propos de ce site

Ce site est crée par la Conférence des Baptisé-e-s francophone, CCBF, que vous pouvez retrouver aussi sur son site, afin de célébrer l’anniversaire de l’ouverture du concile de Vatican II.

Cet anniversaire va donner lieu à diverses manifestations et célébrations. Pour nous, il ne s’agit nullement de sortir nos mouchoirs, ni même de regarder en arrière, mais de comprendre, grâce à Vatican II, comment vivre notre foi dans l’Église de 2012 … et dans celle des années à venir.

Nous avons choisi de donner la parole à une vingtaine de personnalités – historiens, théologiens, évêques, écrivains – qui ont toutes accepté avec enthousiasme. Qu’elles en soient chaleureusement remerciées.

Pendant presque une année, au rythme approximatif d’une publication tous les quinze jours, vous pourrez mieux connaître Vatican II : ses grandes options, ses grands textes et leur réception au fil des ans. Ces articles de fond alterneront avec les portraits des principaux acteurs du Concile.

Nous souhaitons simplement que ces pages nous aident à faire notre travail : annoncer l’Évangile aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui.

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12 réponses à “À propos de ce site

  1. claudine onfray

    MERCI Durand!

    Mgr Doré dont la parole est d’or et de courage

    « Chaque fois que, dans sa parole, l’Église s’exprime comme s’il lui suffisait d’édicter le vrai et le bien,

    au lieu de se pré­occuper d’abord d’en témoigner vitalement et ensuite d’en rendre possible la réception et la reconnaissance de la part de ceux aux­quels elle s’adresse ;

    chaque fois que, dans sa célébration., le décorum, le sacral, le faste, les vieilleries ou l’insolite

    l’emportent sur l’appel à la « participation active » et sur l’invitation à prolonger dans la vie ce qui a été partagé dans le culte ;

    chaque fois que, dans les interventions de ses responsables de tous niveaux, elle tend à se concentrer sur elle-même, sur la reconnaissance de son « autorité » et de son « pouvoir »,

    au lieu de s’ouvrir ad extra et d’aller, avec les moyens qui lui sont propres, vers, les hommes tels qu’ils sont dans le souci de les appeler et de les aider à faire croître en eux et entre eux le sens du service et la fraternité

    à cha­cune de ces fois, oui, elle doit bien se dire qu’elle est en train de manquer à sa mission.

    On pourrait certes détailler beaucoup mais est-ce, à ce point, vraiment nécessaire ?

    Joseph Doré »

    • Diakriseis

      Lorsqu’on met des mots d’ordre politiques dans la prière universelle, la « participation active » devient militance politique dans le cadre d’un parti politique non démocratique et autoritaire. Dans ce cadre là, la non-participation inactive est un moindre mal.

  2. Bravo, Pascal : 100% d’accord avec votre commentaire si bref et si juste.

    • Diakriseis

      Je ne suis pas d’accord avec Pascal. On ne peut pas faire confiance – c’est à dire considérer comme infaillible – la hiérarchie catholique pour la bonne raison qu’elle se trompe, par exemple en condamnant Galilée. C’est la notion même de « magistère » qu’il faut remettre en question. La hiérarchie doit laisser de côté ses entonnoirs de gavage (catéchismes question-réponse, décisions sans appel de la congrégation pour la doctrine de la foi, etc.) et redéfinir la foi comme un puits dont elle n’est pas propriétaire et où chacun vient se désaltérer librement. Son rôle à elle consiste uniquement à préparer quelques récipients et à laver les pieds des pélerins. Ceci n’est pas dans Vatican II. C’est pour cela qu’il faut faire Vatican III.

  3. onfray claudine

    quand il fera ce qu’il dit:
    redemptoris missio:
     » l’Eglise propose….elle n’impose rien….elle s’arrête devant l’autel de la conscience »…..et à côté des interdits incompréhensibles
    Paul VI réunit une large commission triée par lui sur les sujets concernant les couples : cette commission , évêques compris ! donne un avis à une très très large majorité
    le Pape et la curie tranchent à l’inverse
    c’est Humanae Vitae et le début d’une rupture

    dans les synodes des sujets sont interdits non de la base ou des évêques mais du magistère….pourquoi réunir des synodes …..?????cela détruit la confiance

    dans les assises de la santé pourquoi il y a t-il censure …..

    je suis désolée mais la collégialité n’existe plus
    comment en 2012 l’Eglise peut parler au nom des couples et des femmes sans leur donner un droit de décision????
    tant que l’Eglise continuera ainsi on ira tous droit dans le mur!

    maintenant libre à vous de penser que le magistère peut décider pour tous et toutes
    ce n’est pas le chemin suivi par le Christ

  4. onfray claudine

    inacceptables aussi celles défendues par notre magistère qui ne connaît rien à la question et n’a pas daigné entendre sa propre commission
    ce qui marqua et marque encore la rupture avec notre société……
    quand donc le magistère fera t-il confiance en l’Homme ?
    à la suite du Christ

    • pascal

      « qui ne connaît ren à la question », en toute modestie bien sûr, et en faisant abstraction du fait que l’esprit saint assiste peut-être ce-dit magistère dans ce genre de questions si importantes. Mais quand donc ferez-vous confiance au magistère catholique pour vous mettre à son école à l’écoute du christ ?

  5. Pascal

    « condamnation de cette théologienne moraliste »; Ce n’est pas la soeur qui a été condamnée, mais ses positions morales qui sont théologiquement inacceptables.

  6. Vous ne dites pas quelle est l’Equipe qui rédige ce site. c’est dommage. Pourquoi?
    En tout cas, bravo, car nous avons besoin de reprendre espoir. Ma conversion au christianisme est contemporaine du concile ( baptisée à 18 ans en 1968). Découvrant une Eglise qui ouvrait ses fenêtres. Je suis consternée de voir qu’une partie d’elle-même et au plus haut niveau, se referme: condamnation de cette théologienne moraliste, mise au pas des religieuses américaines, refus de certaines paroisses à ce que des femmes fassent les lectures, distibuent la communion, pour ne citer que quelques aspects parmi tant d’autres.
    Sr Michèle Jeunet, rc

  7. superbe
    il nous reste l’espérance et moi l’enfant de la liberté sait quelque part que nul n’enferme la liberté à jamais et plus encore celle des enfants de Dieu
    filles et fils , nous sommes et non esclaves……..

  8. L’aggiornamento sapé par les docteurs de la loi

    La nouveauté du projet était telle qu’il fallut adopter un mot pour tempérer les exigences de l’évolution qui s’annonçait. Les approximations de «l’aggiornamento» n’effrayaient pas ceux qui en restaient au refus du modernisme. Elles modéraient les enthousiasmes de ceux qui l’adoptaient. Pour moi, qui m’étais construit à travers les structures cléricales, l’aggiornamento allait instaurer dans l’Église la convivialité des presbytères de mon enfance naïve. Les paroisses et les diocèses n’avaient qu’à proclamer cette épiphanie pour que la fraternité des pèlerins de Saint Eutrope en déborde dans les usines et les parlements.
    Je me suis donc démené, avec une poignée d’ingénus de mon espèce et de prêtres jeunes, pour tenter de faire parler le « peuple de Dieu » dont le concile venait d’affirmer la primauté. Les notables se sont rebiffés pour nous clouer le bec ! Méchamment ! Jusqu’à la calomnie ! Nous étions jeunes et naïfs. Les paroisses étaient vieilles et expertes. Elles ont calfeutré les fissures par où venait le souffle. J’appris que les notables pieux restent les premiers maillons du pouvoir clérical. S’en prendre à l’institution ecclésiastique c’est ébranler les moellons de la pyramide qui écrase la foi sous la loi. Nous ne pouvions que nous faire rabrouer. Nous avions oublié que ce sont les chefs des prêtres qui ont renvoyé Jésus à Pilate pour qu’il l’élimine.
    Mais on ne renie pas sa mère, même si elle vous désespère, vous ridiculise et vous humilie. J’ai donc accepté la dénaturation de Vatican II comme on subit le mal de mer, sans désespérer de la navigation qui rapproche d’un nouveau rivage.
    Je commençais à peine à aimer la vie. Je souffrais encore de devoir celle de mon esprit à une institution qui la saccageait. J’eus la surprise de voir cette douleur partagée par l’un de ceux qui, en secret, attendent de l’Église ce qu’elle ne sait pas donner. Je voyageais, ce jour-là, avec un homme à la réputation d’athée serein. Nous sortions d’une négociation où nous n’avions pas défendu les mêmes intérêts. Il conduisait une voiture puissante et prestigieuse. La fidélité à mes origines me mettait mal à l’aise dans ce véhicule luxueux équipé d’une radio. Elle annonça la mort de Jean XXIII. Cette nouvelle m’attrista sans me surprendre. Elle bouleversa mon conducteur au point qu’il dut réprimer des sanglots et se ranger sur le bas-côté pour reprendre ses esprits…Nous nous sommes ensuite confié les espoirs secrets qu’avait fait naître en nous le contemporain de Gagarine. Ils étaient fort voisins. Pour lui, comme pour moi, un Pape inaugurait l’ère des adhésions libres et des célébrations diverses.
    Le sort fait à Vatican II fut ma plus cruelle déconvenue de quadragénaire confronté à la tyrannie des matérialismes. Je ne mesurais pas l’étendue du fiasco mais me préparais au repli. En attendant que reprennent les ascensions de la sève nous allions hiberner dans les sapes des docteurs de la loi, détenteurs de la vérité ! La dictature de l’image allait rétablir la primauté des mitres hissées sur les consciences qu’elles coiffent. Le système, refermé sur sa systématique, inaugurait le temps des sectes et des sectarismes. Halloween n’en était pas encore ragaillardi, mais comme des druides rétablissant la cueillette de gui visqueux avec des faucilles d’or, les hiérarques s’organisaient pour « manager » l’entreprise centralisée sous le dôme romain.
    Nous avions perdu l’espoir. Nous restait l’Espérance. Car le refus des perspectives ouvertes par Jean XXIII creusait la profondeur des attentes. Dieu n’est jamais plus présent que dans son absence révélée par la bêtise des vignerons parricides.
    (Extrait de Je suis né deux fois. L’Harmattan, 2006)

    • Pascal

      « vignerons parricides » Et si vous vous trompiez ? Et si c’était vous qui projetiez sur le Concile les attentes de votre subjectivité , comme le firent en leurs temps Luther et mgr Lefèbvre ? Je crains que vous ne soyez dans un contresens complet sur le Concile, qui est bien un concile traditionnel, contrairement à ce que pensent les intégristes dont vous rejoignez au fond les conclusions.

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