Vatican II. Jalons pour une christologie des baptisés

Par Alain Weidert*

Acte un. « Les fidèles », telle était, aux siècles passés, l’expression unique utilisée par le Magistère pour rendre compte des croyants autres que clercs et religieux. Il faut dire que l’Eglise considérait les « laïques » comme les ennemis de la religion, et leurs idées, « le laïcisme » comme une peste. Avec le concept de « fidèle » une relation de dépendance voire de possession était signifiée. Emploi sociologique, le mot désigne l’appartenance des adeptes à une religion.

Acte deux. Officiellement le « laïc » n’apparaît positivement, de façon ciblée, qu’avec l’action catholique. Pour Pie XII, les « fidèles » ne sont plus uniquement membres de l’Eglise, « les laïcs sont l’Eglise »[1]. Le fidèle devient laïc mais pour se retrouver auxiliaire du clergé, son supplétif dans le monde où les clercs sont absents. Comme le « frère lai » du monastère qui se compromet avec les affaires profanes ! Suppléance et subsidiarité font force de loi et de dignité. Les laïcs reçoivent un mandat, on les organise en apostolat spécifique.

Vatican II transforme l’essai par un texte dédié, « L’Apostolat des laïcs »[2]. Le mot « laïc » y reçoit ses lettres de noblesse, plus d’une centaine de fois[3]. Des ouvertures sont pratiquées, les laïcs peuvent prendre d’eux-mêmes des initiatives[4]  et, s’ils le font, ce n’est pas tant par délégation qu’au nom de « leur consécration au Christ »[5] puisqu’ils sont chrismés, oints comme christ (le même mot). D’éternels « mineurs » ils prennent graduellement « dans le Christ » le chemin de leur amplitude (autonomie) christique. De passifs consommateurs à qui l’on distribue tout, ils deviennent acteurs et ont même le droit de donner leur avis[6]. Jadis troupeau fidèle, « armée rangée en bataille », soumis à une obéissance « absolue et parfaite en tout point », ayant à « se laisser régir, gouverner et guider »[7] ils apprennent à être collaborateurs, non pas tant du clergé, que du Christ lui-même[8]. Coopérateurs de la vérité[9] par un faire et dans des actions, jusque là domaine réservé, sacré, interdit aux profanes. L’exhortation « Les laïcs, fidèles du Christ » de Jean Paul II[10]  travaillera à harmoniser et à positiver les deux notions « fidèle » et « laïc ».

Acte trois. Depuis, un nouveau mot émerge, le « baptisé », en tant que substantif désignant une personne à part entière. Alors que dans Vatican II il est peu fait état du « baptisé », comme individu, celui-ci trouve ses marques officielles dans le Catéchisme de l’Eglise catholique[11]. Alors qu’avec le Concile il n’est question que du « sacerdoce commun des fidèles »[12], l’on constate, depuis, l’émergence d’un « sacerdoce commun des baptisés ». Dans de nombreux textes le baptisé remplace le fidèle d’autrefois…d’autre foi[13]. Mais rien n’est joué car «le fidèle laïc» le dispute encore au « baptisé »[14]. Il est tellement plus rassurant d’ « avoir » des fidèles sous le coude et, pour eux, de demeurer soumis, fidèles à leur état de vie.

Depuis « Jalons pour une théologie du laïcat » d’Y. Congar (1953) la renaissance de la dignité baptismale progresse malgré tout. Le rappel des trois charges (en latin munus ; pl. munera) de prêtre, prophète et roi (sanctifier, annoncer, gérer) y est pour quelque chose. Trois responsabilités dont on ignore souvent avec quelle incroyable insistance Vatican II les exprime[15].Triple tâche inenvisageable jusqu’alors pour les « fidèles-laîcs »16, ex-communiés de fait de la communion christique au sens fort, premier du terme. En effet, communion vient du latin cum-munus, étymologiquement une commune-charge, un office commun. Non pas d’abord une union harmonieuse des cœurs ! L’exigence de communion consistant pour tout baptisé à prendre une part effective dans une action autrement catholique qu’au début du XXe siècle17, dans une responsabilité christique, un faire ecclésial messianique. Pas de cum-munus « dans le Christ » sans munus christique commun.

Acte quatre. Dans la dynamique du Concile, s’ajoute à cette qualification du « baptisé » dans l’ordre du faire, la prise de conscience d’une qualification, en amont, dans l’ordre de l’être. Le Christ manifeste l’Homme à lui-même18, il « révèle l’Homme à l’Homme lui-même »19, pas que le baptisé d’ailleurs20. Révélation de l’Homme dans son mystère, dans son être même. Le baptisé consacré, ordonné dans l’ordre du faire, devenu majeur dans l’ordre de l’action et des charges (munera) baptismales est révélé dans l’intégralité de son identité christique, jusqu’à être dit, ontologiquement parlant, « Christ ». Jean Paul II et Benoît XVI l’expriment sans détour21. Vatican II affirme qu’avec le Christ « nous sommes devenus un même être » 22. Christ devient le principe et le modèle d’une humanité rénovée23.

Le « fidèle-laïc », christifié par l’onction du baptême, accède avec Jésus Christ, le-Christ-par-excellence, prototype de l’Homme accompli (du Christ accompli !) à ce que Jésus lui-même est. Il devient unautre Christ. En osant un néologisme, il devient christien24, si bien que les intérêts du Christ Jésus deviennent ses propres affaires25. Une stature qu’aucun ne peut contester ni confisquer, à moins de subvertir la figure même du Christ. Non plus « sois fidèle, obéis ! » mais « sois christ » et acte ta vie en conséquence ! Alors dans l’ordre de ce faire inédit, qui est passage de l’être à un agir christique, tout est envisageable, sans crainte de sacrilège. S’il peut toujours y avoir de simples fidèles, laïcs ou baptisés, il ne peut jamais y avoir de simples christiens.

« Fidèle », « laïc », « baptisé », « christien », quatre étapes de croissance humaine, la dernière, la plus décapante. Faire on saura toujours faire, par contre être… christien est encore la chose la moins bien partagée 26 ! De seuil en seuil le laïc de Vatican II apprend à passer, à quitter un système christocratique, une emprise chrétienne qui mettait le croyant à genoux et subvertissait l’Evangile. Avec Vatican II l’insistance n’est plus sur un Christ couronné, souverain hégémonique27. Au final le Christ est lui-même la « couronne de tous les saints »28. Un Jésus Christ découronné de son propre chef ( !) qui anoblit les christiens en les intronisant dans l’être d’un peuple messianique29 et les exigences d’un faire et dire, induit par cet être-Christ .

La gloire de l’être chrétien ne consiste pas à être l’adepte religieux d’un monarque divin mais à être christ, christien avec Jésus de Nazareth, comme rond-point de la terre et du ciel. Pour que « Christ » devienne le nom propre de tout Homme, déplié, déployé, comme Acteur de l’admirable conjugaison des potentialités humaines et des virtualités divines.

* Professeur d’allemand retraité depuis peu. Avec sa femme Aline et ses trois garçons, a vécu pendant 18 ans, à Noisy-le-Grand (93), la réalité  quotidienne d’une communauté de vie avec une autre famille et des religieuses . Ensuite, avec sa femme, « animateur d’aumônerie étudiante » à la Cité Descartes. Depuis cinq ans, anime, dans diverses paroisses, des « Ateliers Vatican II » et organise, près de Vézelay,  des mini sessions autour d’ouvrages théologiques actuels.

A publié : Des laïcs autrement, l’enchantement de la foi, Cerf, Foi vivante, 1986.

Parmi les derniers articles dans La Croix: Le sacrifice chrétien et Vatican II. Vatican II, cinquante bougies et deux pépites. Vatican II et le moulin mystique, encore du grain à moudre. Laïcs et prêtres, ensemble collaborateurs du Christ.

Retour possible au site de la CCBF


[1] Pie. XII, Discours aux nouveaux Cardinaux (20 février 1946) : AAS 38 (1946), 149.
[2] Décret sur l’apostolat des laïcs Apostolicam Actuositatem. Cf. aussi Lumen Gentium 30 à 38.
[3] Dans les autres textes le mot est parcimonieusement utilisé, sauf dans LG. Dans l’exhortation Christifideles laici 1988, Ed. Centurion 1989, « fidèle » 70 fois, « laïc » 46 fois.
[4] AA 24 ; 26. GS 43, 2. PO 9.
[5] LG 34.
[6] GS 62, 7. LG 37. PO 9.
[7] Sapientae christianae Léon XIII 1890, n° 24, 32, 34.
[8] AA Exhortation finale.
[9] AA 6.
[10] Ibid.
[11] 5 fois en tout dont 2 fois par la négative ; dans le CEC plus de 20 fois au singulier.
[12] Aidé du sacerdoce ministériel.
[13] – Pour le synode de Versailles en 2010-11 tous les baptisés ont été invités à se réunir en équipe autour du thème « Un baptême à vivre ». Même si les conclusions n’ont pas été à la hauteur des espoirs que le thème suscitait.
– Lettre à tous les baptisés du diocèse, Nanterre 2005, Cambrai 2007.
– Baptisés semeurs d’Evangile, diocèse de La Rochelle-Sainte, été 2011.
– Verbum domini, Benoît XVI, 2010, où Tous les baptisés sont responsables de l’annonce n° 94…
[14] Création d’un nouveau groupe de travail de la CEF « Ministres ordonnés et fidèles laïcs : Quelle présence des catholiques dans la société contemporaine ? » Lourdes, 9/11/2011.
15 Plus de trente occurrences !
16 Fidèle, terme générique insuffisant, désignant aujourd’hui aussi bien les prêtres, les religieux que les laïcs. Par exemple in CEC 1174: « La Liturgie des Heures… est la prière publique de l’Église dans laquelle les fidèles (clercs, religieux et laïcs) exercent le  sacerdoce royal des baptisés ». « Fidèles du Christ » est ainsi une expression mieux  adaptée.
17 Il fermo proposito, « Encyclique sur l’action catholique ou action des catholiques ». Pie X, 1905.
18 GS 22-1.
19 Christifideles laici 36
20 GS 22-5.
21 -Christifideles laici n° 14 ; 17.
– « Jésus de Nazareth » 2, p. 84, 93, 121, 172, 228.
– CEC n° 795, 2782 (il fait de nous des christs).
22 LG 7.
23 AG 8.
24 Un chemin pour aller ensemble au cœur de la foi, Jean-Noël Bezançon, DDB 2006 p.162, 200.
25 AA Exhortation finale.
26 Diocèse de Cambrai, Urbi et orbi, La Croix du 19/3/2012. « Ce que dit l’audit, c’est que sur le « faire », il n’y a pas grand-chose à dire. En revanche, l’audit s’attarde sur ce « comment être », résume Mgr Garnier ».
27 Quas primas, Pie XI 1925.
28 LG 50.
29 LG 9.

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15 Commentaires

Classé dans comprendre le Concile

15 réponses à “Vatican II. Jalons pour une christologie des baptisés

  1. Weidert Alain

    « Christien », un mot bizarre comme tout nouveau néologisme. Mot emprunté à Jean-Noël Bezançon. Non pas pour évincer le mot « chrétien » mais pour aider à comprendre toujours mieux celui-ci, pour intérioriser ce qui s’y trouve caché du mystère de l’Homme. Mystère dont on peine à rendre compte mais dont Vatican II nous donne la possibilité d’approfondir la portée.

    Un mot pour donner à réfléchir, pour aider à formuler une christologie à nouveaux frais : ETRE CHRETIEN C’EST ÊTRE UN AUTRE CHRIST, LE CHRIST LUI-MÊME !!! Je renvoie pour cette affirmation vertigineuse au très officiel Catéchisme de l’Eglise catholique (n° 795 avec citation de St Augustin, n° 2782 avec citation de Cyrille de Jérusalem).

    Maurice Bellet, par ailleurs, écrit dans son dernier livre : Si je dis Credo (Bayard p. 65-66) : « Voici que le Nous fait son entrée dans le Credo, au moment où paraît celui qui est l’un d’entre nous, et nous tous, au point que le »Corps du Christ » est aussi bien son corps à lui que toute l’humanité, convoquée à vivre hors des tourments du Destructeur.
    Mais du coup, chacun d’entre nous peut dire « je suis le Christ », à condition de l’être comme le Christ lui-même, dans la dépossession de tout ce qui ramènerait à lui-même ce dont il est porteur et transmetteur, et qui est sa vérité ».

    Christien, un mot pour penser et aider la pensée, non pas tant en s’appesantissant sur sa forme lexicale (le contenant) qu’en se laissant interroger par le contenu que ce mot peut suggérer et permettre de révéler. A ce propos il est intéressant de savoir que CHRETIEN se dit CHRIST en allemand et que l’on parle du Christ Jésus en disant Christus.

    Alain Weidert, à Chalvron le 8.10.2012.

  2. Je crains que le vocable « christien » soit difficile à faire passer dans le langage courant. Pour ma part, j’essaie toujours de devenir chrétien, c’est à dire disciple de Jésus de Nazareth – Christ ressuscité. Il ne faudrait pas dévaloriser le mot « chrétien » qui a une très longue histoire depuis son acte de naissance au 1er siècle à Antioche. Roger.

  3. Gilles

    Je signale que l’article d’Alain Weidert vient d’être traduit en italien :

    Concilio Vaticano II. Pietre miliari per una cristologia dei battezzati
    http://www.finesettimana.org/pmwiki/uploads/Stampa201209/120927weidert.pdf

  4. Fernand

    Il serait intéressant d’approfondir un cas concret du statut des laïcs-baptisés-fidèles à travers l’évolution du Conseil Pontifical Cor Unum depuis son apparition en 1971…

  5. M.F.

    Gilles, peut être qu’en sortant du schéma dirigeant/dirigé pour aller vers un schéma sous-tendu par un principe de collégialité (étudié, précisé, assimilé, accepté) y aurait-il une réponse au dilemme que vous soulevez ?

  6. Gilles

    Est-ce que l’autorité du clerc à l’égard des laïcs repose sur son statut ou sur ses qualités personnelles ? Dans la seconde hypothèse, la situation du clerc est extrêmement inconfortable, car à la moindre défaillance, sa fonction de direction est mise en cause. La tentation est donc grande, pour lui, d’invoquer purement et simplement son statut : « c’est moi qui décide parce que je suis le curé ». Mais, alors les fidèles risquent de ressentir son pouvoir comme arbitraire. En fait, cette difficulté n’est pas propre à l’Église, on la retrouve dans la plupart des organisations, où elle génère de l’anxiété du côté des dirigeants et du mécontentement du côté des dirigés. Il faut au clerc et à ses ouailles trouver un équilibre, où l’autorité puisse à la fois être revendiquée au nom du statut et crédibilisée par les qualités personnelles.

    • Anne-Marie de la Haye

      En réponse à gilles:

      Sur quoi repose l’autorité d’un clerc? Cela dépend du domaine où cette autorité s’exerce! Mon curé a autorité sur l’organisation et le fonctionnement de la paroisse. Quand il prend une décision dans ce domaine, je peux éventuellement lui dire que je ne suis pas d’accord, mais je me conforme à cette décision. Cette autorité-là est clairement liée à son statut. Si je me pose des questions sur un point de doctrine, son autorité sera davantage liée à sa compétence théologique- mais la mienne, qui n’est pas nulle, continue à s’exercer en même temps que la sienne. Son avis éclaire le mien, j’en tiens compte, je ne me sens pas obligée de m’incliner passivement. Si je m’interroge sur une question de morale, c’est davantage en temps que personne ayant sa propre expérence humaine que je peux m’appuyer sur ses conseils. Mais si j’avais en face de moi un prêtre que je ne respecterais pas en temps que personne, ou que je considèrerais comme immature, ou empêtré dans des conflits névrotiques, je ne lui reconnaitrais aucune autorité dans ce domaine.

  7. Denis

    M. F., un point essentiel nous oppose, et cela ne surprendra personne : c’est la question de la crédibilité du pape. J’aime beaucoup Benoît XVI, sa pensée ferme et claire, son style simple et direct. Il va droit au but, il touche au coeur (encore faut-il l’écouter et le lire). Pour moi, c’est un grand pape ! parfaitement et totalement crédible pour conduire le peuple de Dieu et son Eglise en ce nouveau siècle.

  8. M.F.

    Denis, puisque vous aimez les citations, soyez aussi assez aimable pour rappeler au Successeur (S majuscule bien sûr) de Pierre ce qu’exige Pierre justement.
    S’il demande aux « jeunes » d’ « être soumis aux anciens » c’est Après (A majuscule), seulement Après, avoir exigé des « anciens » d’être d’abord et avant tout crédibles :
    « Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré (…) non pas en vous faisant les seigneurs à l’égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau. » (1P 5, 1-5)
    Merci.

  9. Denis

    Intéressant discours, que je confronterai, si on me le permet, à l’évangile. Par exemple Mt 18 :2-3 : « Jésus appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit : “En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.” »
    Ceci dit, je ne suis pas sûr que les commentaires qui accompagnent ce texte d’Alain Weidert, dans leur posture familière d’opposition à l’Eglise romaine, reflètent vraiment la pensée de l’auteur.
    Comment faire comprendre aux protestataires de la CCBF que dans la société actuelle, ça n’est pas le « diktat de la majorité », « progressiste » et ouverte, contre le magistère papal, à tous les vents et modes de la société moderne, qui importe, mais bien au contraire l’ « esprit de la minorité », au sens franciscain du terme (de frère mineur) ?
    Cessons donc de nous « majorer » et nous faire plus gros que le pape et les évêques réunis sous prétexte de « démocratie » dans l’Eglise. Retrouvons parmi les hommes et pour les évangéliser l’humilité du frère mineur, qui se sait minoritaire au sein de la société et ne cherche pas à humilier son prochain, fût-ce… le Successeur de Pierre.
    Là est, à mon avis, le vrai, non pas « christien » (Christ-tiens, chacun le sien ?), mais « chrétien ».

  10. M.F.

    Très riche analyse, surtout prophètique car l’allocution de Benoit XVI aux évêques de France (21 sept. 2012) qui d’une part donne Jeanne d’Arc (!!??) comme modèle de sainteté laïque et d’autre part rappelle les différences de degré et de nature dans le sacerdoce ne va pas vraiment dans ce sens.

    Et puis « l’année de la foi » sera-telle autre chose que la célébration du catéchisme paru il y a 20ans… 20ans…une génération ! Comment ne pas comprendre que ce caté aurait besoin d’un bon dépoussiérage n’en déplaise à Joseph Ratzinger et au magistère authentique !

    Benoit XVI ordonne :
    « Il est donc nécessaire que dans les réorganisations pastorales, soit toujours confirmée la fonction du prêtre qui, en tant qu’elle est unie à l’Ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ lui-même
    construit, sanctifie et gouverne son Corps. Je salue la générosité des laïcs (…). Il convient cependant, d’une part, de rappeler que la tâche spécifique des fidèles laïcs est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Église. Il est donc nécessaire de veiller au respect de la différence entre le sacerdoce commun de tous les fidèles et le sacerdoce ministériel de ceux qui ont été ordonnés au service de la communauté, différence qui n’est pas seulement de degré, mais de nature. D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le Magistère authentique et professée par toute l’Église. »

  11. Très très intéressant, et très éclairant sur l’inéluctable mais trop lente évolution de l’Eglise.

    Dommage que le titre de cet article soit si peu attirant et son ton si sérieux.

  12. Jean-Pierre Gosset

    Ces glissements sémantiques ont nourri une grande espérance, … il y a 50 ans! Aujourd’hui, ces finesses et ces prudentes lenteurs sont « comiques » à force d’avoir été contredites!
    Beaucoup des chrétiens de 50 à 80 ans que je rencontre se désintéressent de la « bulle cléricale ». Quant aux adultes plus jeunes (25-50 ans) ces petites misères leurs semblent étrangères.

  13. Michel

    Oui Marie Jeanne, c’est un texte très fort et très explicite! Mais la hiérarchie ecclésiale romaine et d’autres resteront sourds à la demande, aux désirs, aux souhaits des chrétiens que nous sommes. Suivre l’exemple du Christ, l’ont-ils oubliés, plus affairés à faire marcher un système qu’à vivre à l’exemple de Jésus.
    Monseigneur Martini dans son témoignage nous l’exprime très bien!!

  14. Marie Jeanne

    Quel texte magnifique! C’est bien dommage que les évêques semblent ignorer tout cela….. Il y a quelqu’un qui pourrait les informer?????

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