Sacrosanctum Concilium – Constitution sur la sainte liturgie.

Nom de travail : De Liturgia.

La Constitution sur la liturgie est le premier texte promulgué par le Concile à la fin de la deuxième session. Le texte est composé d’un préambule et de 7 chapitres comprenant au total 130 paragraphes. Il conserve la structure et les grands axes du texte préparé par la Commission préparatoire.

Préambule

1- Principes généraux

2- le mystère[1] de l’Eucharistie

3- les autres sacrements

4- l’office divin[2]

5- l’année liturgique

6- la musique sacrée

Le préambule expose les raisons d’entreprendre « la restauration et le progrès de la liturgie ». Il s’agit de faire progresser la vie chrétienne, d’adapter les rites aux nécessités de l’époque, de prendre en compte la préoccupation œcuménique et de rendre l’Église plus missionnaire.

Les principes généraux de la liturgie sont la rencontre du Christ et la participation des fidèles. Pour ce faire, il faut exprimer avec plus de clarté les réalités saintes et restaurer le « goût savoureux » de la Sainte Écriture.

Sur la question du latin, il est dit que le latin est la langue de l’Église mais que le recours à la langue du pays est permis si cela est utile pour être fidèle aux principes généraux.

Quelques citations significatives :

§ 14- La Mère Église désire beaucoup que tous les fidèles soient amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques […]. Cette participation pleine et active de tout le peuple est ce qu’on doit viser de toutes ses forces dans la restauration et la mise en valeur de la liturgie.

§ 21- Pour que le peuple chrétien bénéficie plus sûrement des grâces abondantes dans la liturgie, la sainte Mère l’Église veut travailler sérieusement à la restauration générale de la liturgie elle-même. Car celle-ci comporte une partie immuable, celle qui est d’institution divine, et des parties sujettes au changement qui peuvent varier au cours des âges ou même le doivent, s’il s’y est introduit des éléments qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou si ces parties sont devenues inadaptées. Cette restauration doit consister à organiser les textes et les rites de telle façon qu’ils expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient, et que le peuple chrétien, autant qu’il est possible, puisse facilement les saisir et y participer par une célébration pleine, active et communautaire.

§ 24- Dans la célébration de la liturgie, la Sainte Écriture a une importance extrême. C’est d’elle que sont tirés les textes qu’on lit et que l’homélie explique, ainsi que les psaumes que l’on chante ; c’est sous son inspiration et sous son impulsion que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont jailli, et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification. Aussi, pour procurer la restauration, le progrès et l’adaptation de la liturgie, il faut promouvoir ce goût savoureux et vivant de la Sainte Écriture dont témoigne la vénérable tradition des rites aussi bien orientaux qu’occidentaux.

§ 37- L’Église, dans les domaines qui ne touchent pas la foi ou le bien de toute la communauté, ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d’un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans les mœurs, n’est pas indissolublement lié à des superstitions et à des erreurs, elle l’apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l’admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s’harmonise avec les principes d’un véritable et authentique esprit liturgique.

Les points les plus débattus  furent l’usage du  latin, la concélébration[3], la communion sous les deux espèces, pain et vin, Corps et Sang du Christ.

Les scrutins :

Votants Placet Non Placet Nuls
Vote d’ensemble 2 178 2 158 19 1
Vote de promulgation 2 151 2 147 4

[1] En langage chrétien le mot mystère ne signifie pas obscur et impénétrable mais « qui se dévoile ».

[2] Il s’agit de la récitation ou du chant des hymnes, des psaumes et des lectures qui rythme la journée des prêtres, religieux et religieuses.

[3] Possibilité quand plusieurs prêtres sont présents, qu’il célèbrent ensemble la messe. Cette pratique, toujours conservées dans les rites orientaux avait été oubliée dans le rite latin. Elle est restaurée.

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Classé dans les textes du Concile.

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